Le Château

Le portail du chateau datant de 1791

Le portail du château datant de 1791

Alors que vous franchirez le portail datant de 1791 et en parcourrez la grande allée bordée d’arbres centenaires qui mène au château, le domaine de Montolivet s'offrira à vous.

Vous serez éblouis alors par toutes les merveilles du château : tout d’abord le grand hall avec son escalier monumental et sa fresque des quatre saisons. Puis, vous entrerez dans le petit salon menant à la terrasse des glycines et son double escalier. Ensuite, vous parcourrez les deux tours du XIVème siècle, l’arbre planté à la Révolution Française, l’escalier en pierre blanche descendant au bassin d’agrément avec comme toile de fonds un parc boisé et une superbe vue sur le Bugey.

Il faut savoir que ce château, dont les origines remontent au XIVème siècle, sort aujourd’hui d’une longue période de sommeil et d’inoccupation, caché, comme dans les contes de fées, par une végétation luxuriante.

C’est en famille que nous avons décidé de redonner vie et de remettre en lumière le château de Montolivet, permettant ainsi à ce site d'exception de renouer avec les majestueuses fêtes de son passé (mariages des seigneurs au Moyen Age dans la chapelle du château, fête célébrant la fin de la Révolution française, fêtes aristocratiques à la fin du XIXème siècle, fête célébrant les armistices des deux guerres, fêtes et mariages des années 1980 à 2010…)

Le château au cœur de la forêt

Le château au cœur de la forêt

A compter de 2018, le domaine de Montolivet ré-ouvrira ses portes pour vous faire vivre une expérience unique le temps d’une soirée ou d’un week end.

Devenez les seigneurs de Montolivet !

Un peu d'histoire...

Premièrement relaté dans des documents officiels en 1344, le château a connu une histoire riche de personnages et d’anecdotes.

Pour connaître toute l'histoire de ce lieu

La mention la plus ancienne des seigneurs de Passins remonte à 1344, date à laquelle le Dauphiné était encore indépendant. Cette année-là, Humber Labre, chevalier, fait hommage au Dauphin Humbert II de sa maison forte de Passins.

Durant tout le Moyen Age, le château et la seigneurie de Passins furent la propriété de la puissante maison de Groslee, originaire du village de ce nom, situé sur la rive du Rhône, dans le département de l’Ain. La famille de Groslée se divisait en plusieurs branches qui jouèrent un rôle important en Savoie et dans le Dauphiné.

Le 26 janvier 1350, un an après la réunion du Dauphine à la France, Guigonnet de Groslée rend hommage au Dauphin de France (le futur Roi Charles V), à l’évêché de Grenoble, pour sa maison forte de Passins.

Par ailleurs plusieurs membres de cette famille exercèrent des fonctions importantes.

Le 11 juin 1430, à la fin de la Guerre de Cent Ans, l’année même où Jeanne d’Arc délivrait la France de la puissance des Anglais, une célèbre bataille eut lieu à Anthon, entre les Dauphinois, fidèles au Roi de France et Louis De Chalons, prince d’Orange. Allié des Bourguignons et des Anglais, le Seigneur de Groslee prit une large part à cette bataille où les partisans du Roi de France remportèrent la victoire.

Parmi les membres importants de la famille de Groslee, il faut également signaler François de Groslée, Seigneur de Passins.

Nous sommes en 1535, époque où le roi de France, François Ier est en guerre avec l’Empereur Charles Quint. Les Savoyards, alliés de l’Empereur, font de fréquentes incursions sur le territoire Dauphinois. A l’occasion d’une de ces batailles, François de Groslée tua en duel, près de Pusignan, le Seigneur Savoyard Louis de Viry. Accusé d’homicide, il fut déféré pour jugement devant le parlement de Grenoble, puis devant celui de Dijon. Mais François Ier, en raison de ses services, lui accorda la grâce. Quelques années plus tard, François de Groslée, qui fut un homme de guerre distingué, trouva la mort en Italie, à la bataille de Cerisoles (1546).

Par ailleurs, l’historien dauphinois Chorier nous rapporte cette mort dans les termes suivant : « Le Roi François gagna la bataille mais le Sire de Passins perdit la vie et ce fut grand dommage. »

En 1579, la dernière héritière de la maison de Groslée, Isabelle, épousa un seigneur savoyard, le Comte de Cordon.

Ainsi à la fin du XVIème siècle, le domaine de Passins passa successivement, par alliances familiales, des Cordon aux nobles Chapuis, puis à la famille de Tarnessieu.

En 1753, dans la chapelle du château, Demoiselle Marguerite de Tarnessieu épousa Jean François Hugues, Comte d’Audiffret, lieutenant général et gouverneur militaire de la place de Briançon.

Jean François d’Audiffret, originaire de l’Hérault, fut un des généraux les plus distingués des guerres de règne de Louis XV. Qui plus est, Voltaire en fait la plus grand éloge. Après avoir participé à de nombreuses campagnes et exercé les fonctions de gouverneur de la place forte de Briançon, Monsieur le Comte d’Audiffret prit sa retraite dans son château de Passins. Finalement, il y mourut en 1785 et une plaque de marbre, placée dans le cœur de l’église actuelle, marque l’emplacement de sa sépulture.

Sous la Révolution, il ne semble pas que le château ait été vendu comme bien national, ni que la famille d’Audiffret ait été particulièrement inquiétée. Toutefois, les patriotes se contentèrent de planter un arbre de la liberté (béni par le curé) dans la cour du château et de faire quelques visites domiciliaires. Ainsi, les fils d’Audiffret devinrent « citoyens », furent classes « cultivateurs » et l’un d’eux commanda même la garde nationale de Passins.

Sous la Restauration, vers 1823, les deux fils de Monsieur d’Audiffret se fixèrent à Paris. C'est la raison pour laquelle ils vendirent le domaine de Passins au Comte de la Barge de Certeau.

La famille de Certeau, qui existe encore de nos jours en Savoie et dont un membre, le Comte Frédéric de Certeau fut maire de Passins, posséda le château jusqu’en 1861. Ce fut à cette date là que Monsieur Lépine, propriétaire viticulteur en Algérie, acheta le domaine et y fit planter de vastes vignobles.

Puis les héritiers de la famille Lepine, dont on peut voir encore le tombeau dans le cimetière de Passins, vendirent à leur tour le domaine à Monsieur et Madame André Capron.

Maire de Cannes et député des Alpes maritimes, Monsieur André Capron fut un grand artisan de la prospérité et du développement de cette station de la Côte d’Azur. En outre, il a laissé le souvenir d’un brillant sportman dont les exploits hippiques sont restés légendaires.

Madame Adela Capron, née de Weissweller et apparentée aux Rothschild, propriétaire d’une des plus grandes fortunes de son temps fut une personnalité marquante de la « Belle Epoque ». Dans sa villa de Cannes, « La Villa Madrid », elle donna de brillantes réceptions et reçut même le Prince de Galles, futur Roi Edouard VII d’Angleterre. Malgré tout, elle fut plus encore bienfaitrice généreuse et inlassable de nombreux établissements et œuvres philanthropiques et sociales.

Monsieur et Madame Capron firent une transformation et une modernisation complètes du château et de son parc. Le couple fit construire de grands bassins afin d’imiter Versailles, une grande allée bordée de platanes rendait l’arrivée au château encore plus majestueuse. Ainsi, ils y passaient la période d’été et chacun de leur séjour apportait dans le village une intense animation.

Monsieur Capron acheta des chevaux et posséda bientôt une écurie de course dont l’emplacement se situait dans l'Hostellerie actuelle.

En 1900, on pouvait voir Monsieur Capron, à cheval dans les allées de la propriété. Les échos des chasses et du cor se répètent encore dans la mémoire des gens des villages alentours.

Apres la guerre de 1914-1918, Madame Capron, très âgée et malade, et son mari, diminué par une blessure survenue au cours des hostilités auxquelles il avait participé volontairement, à 60 ans, comme commandant d’artillerie (blessure grave en Argonne) durent renoncer à effectuer des déplacements et demeurèrent définitivement à Cannes.

De ce fait, ils vendirent donc le Château et le domaine à Monsieur Guy, industriel, dont la famille devait le conserver jusqu’à la fin de la seconde guerre mondiale.

De 1945 à nos jours, le Château de Passins fut successivement la propriété de la famille Coste et Guicherd, directeurs des vêtements Bayard puis de Monsieur Repellin (homme d’affaire grenoblois).

En 1945, un tragique accident survint au château. La famille Coste et Guicherd voulut fêter bruyamment le départ des allemands. Ils firent exploser la dernière bombe de la guerre (obus et vieux canon). Au cours de cette manifestation, le canon explosa, tuant un des domestiques et blessant grièvement un des directeurs des magasins Bayard. C'est ainsi que, touché aux yeux, il devint aveugle peu après.

Cependant Monsieur Repellin acheta la propriété sans posséder les capitaux nécessaires, et vendit une partie de mobilier, tapis et tentures pour payer la transaction.

Le groupe C.G.E. (Compagnie Générale d’Electricité) en devint propriétaire dans les années 50 et le transforma en Centre de Vacances. La gestion était assurée par le Comité d’Établissement, et de Mars à Novembre près de 300 enfants venaient à Passins.

Jardin et verger produisaient les légumes et les fruits consommés sur place.

La Fédération des Œuvres Laïques du Rhône, en 1975, achète le Centre de Vacances.

Désormais, la famille Menard est maintenant propriétaire du domaine depuis 2017.

Il y a plus de 105 ans, Monsieur et Madame Capron, alors propriétaires du château, firent exécuter dans le parc de vastes travaux d’aménagements ainsi qu'une complète transformation du château entre 1893 et 1900.
C'est ainsi que ces travaux lui donnèrent son aspect actuel. Nous pouvons que les remercier de nous avoir légué un lieu exceptionnel.

André Capron

André Capron

Adela Capron

Adela Capron

Le château au début du XXème siècle

Le château au début du XXème siècle

Le grand escalier au début du XXème siècle

Le grand escalier au début du XXème siècle